Le match du jour.

•08/11/2009 • Un commentaire

De retour après trois mois passés en cure. Sevrage alcoolique en clinique à Beaumont la Ronce à 25 kilomètres de Tours. Si le sevrage s’est plutôt bien passé en clinique, le retour à la réalité est bien plus compliqué que je ne l’imaginais. Je retrouve ma solitude et l’appel de l’alcool me pèse. J’ai beau avoir mis en place des objectifs quotidiens et à court terme, il me paraît difficile de m’y tenir. J’ai un rendez vous d’ici une quinzaine de jours pour tenter de faire financer une formation d’écrivain public. Rendez-vous le 17 novembre pour ça. Il faut que je trouve de quoi acheter un portable, objectif prioritaire puisque je pourrais commencer à exercer avec. Il me faut un Netbook Dell qui coûte entre 400 et 500 euros. Je rembourse 110 euros par mois pendant 4 ou 5 mois. Donc si vous voulez vous faire cinquante euros net, profitez-en. Sans compter que vous ferez une énorme BA. Clairement une activité avant cette échéance car je ne supporte plus de tourner en rond dans mon appart…

Ce soir je vais voir Lyon-Marseille en exhibant mon coupe vent OM officiel bleu et jaune dans un pub. Pas raisonnable parce que je sais que je vais boire une Guiness mais bon tant que je ne fais pas rentrer d’alcool dans l’appart, tout va bien. Je ne serais pas ivre avec une Guiness et c’est uniquement son goût amer auquel je ne peux pas résister…Je vais finalement faire match nul entre mon envie de boire et celle de ne pas la faire.

Culte !

•17/08/2009 • Laisser un commentaire

Si j’étais moi…

•08/08/2009 • Laisser un commentaire

Si j’étais moi,
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j’étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m’éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j’étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m’éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j’étais moi
Tout ce que j’ai sur le cour
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur

Si j’était moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur


Zazie

Mon cœur, mon ange !

•29/07/2009 • 3 commentaires
Noa

Noa

Nous venons de passer une semaine extraordinaire ensemble. Je veux te dire à quel point ces quelques jours passés avec toi ont été formidables. Tes sourires, tes rires, ta malice, tes câlins, tes attentions, tout me manque tellement maintenant. Je suis très triste. Je voudrais tant te serrer contre moi, te prendre dans mes bras pour que tu t’endormes, te couvrir de baisers. Je pleure beaucoup, tu me manques tant Noa. Je voudrais te crier que je t’aime, te dire combien tu comptes pour moi et combien je suis malheureux que tu ne sois plus avec moi. Je t’aime mon ange, tu m’es si précieuse, si indispensable.

Ton papa qui t’aime.

A ma didoune qui me manque tant…

•29/07/2009 • Laisser un commentaire

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu’y en a
Te parler du bon temps qu’est mort ou qui r’viendra
En serrant dans ma main tes p’tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j’étais mino
Les bonbecs fabuleux qu’on piquait chez l’ marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants

A r’marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu’y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p’tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s’ marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S’arrêter, r’partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d’antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s’en va
Te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fou
Te dire que les méchants c’est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n’est que de tes yeux
Car ils ont l’avantage d’être deux
Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
Que s’envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
Et l’aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

Machistador

•23/07/2009 • Un commentaire

Bouquet de nerfs…

•23/07/2009 • Laisser un commentaire

Enfin un peu de justice !

•21/07/2009 • 2 commentaires

Petite piqure de rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi ou qui auraient manqué les épisodes précedents. La mère de Hugo, appelons là Melle F, a décidé de m’attaquer en justice pour que mon droit de visite et d’hébergement soit réduit non seulement à peau de chagrin (j’avais les 1er, 3e et 5e week-end du mois et la moitié des vacances scolaires) mais aussi et surtout pour qu’il s’exerce dans un cadre médiatisé. Pour cela, elle mettait en avant ma pathologie, prétextant que j’étais dangereux pour mon fils. Or, je viens de recevoir de la part de mon avocate (que je remercie ici au passage) l’ordonnance de jugement du Juge aux Affaires Familiales. Le jugement précise que non seulement Melle F est déboutée de l’ensemble de ses requêtes mais que en plus, je ne dois pas subir d’expertise psychiatrique et que je ne suis plus tenu de verser une pension alimentaire pour mon fils (ca fait cinq ans que je demandais que ce point soit revu et dix ans que c’était une source de discorde avec Melle F).

Le plus important est que le JAF estime que : « En l’espèce, Melle F invoque les troubles psychiques de K3th pour réclamer la suspension du droit de visite et d’hébergement, indiquant qu’il tient à l’égard de l’enfant des propos déstabilisant et n’assume pas ses responsabilités ». Toutefois, Melle F n’ayant versé au dossier que des échanges de mails « cordiaux » et concernant des relations entre mon père et moi-même et leurs conséquences (Hugo ne voit plus son grand père). Le JAF décide que « en l’état des pièces versées au dossier, la demande de Melle F ne saurait prospérer, tant quand à la suppression du droit de visite et d’hébergement de K3th qu’à la nécessité d’un droit de visite médiatisé ». Seul regret, que ma demande d’expertise psychiatrique ait été rejetée : j’aurais aimé pouvoir démontrer médicalement que je ne suis pas dangereux pour mon fils.

Après dix ans de procédures diverses et variées, dont certaines très limites autant sur le fond que la forme, c’est enfin une victoire pour moi. Non seulement je suis dispensé –et ma situation financière est enfin prise en compte- du versement d’une pension, mais surtout Melle F ne peut décider tout et n’importe quoi concernant mon fils et il est établi que ces allégations sont sans fondement aucun. Mais il s’agit sans doute d’une victoire sur le papier : dans les faits, elle est tout à fait capable (comme elle l’a déjà fait) de ne pas me laisser voir Hugo et de continuer à entraver les relations entre mon fils et moi ou de faire appel.

Nuit blanche…

•09/07/2009 • 2 commentaires

02h47. Naboo vient de me réveiller avec ses ronronnements, ses deux pattes posées sur ma joue et sa tête entre ses pattes. Je me tape un coup de stress, j’ai oublié de prendre mes somnifères et impossible de me rendormir. Le chat lui en profiter pour se taper un coup de speed en courant et sautant partout à 200 à l’heure dans l’appart.

03h17. Toujours pas de signe de retour de sommeil. Du coup, je replonge dans mes vieilles torpeurs. Je me relève, allume une cigarette en espérant pouvoir chasser ces idées noires mais rien n’y fait, même après une poignée de Tercian. Evidemment, personne sur MSN à cette heure-ci pour papoter un peu avec moi. Je décide de tenter une dernière fois d’aller me recoucher. Je tente en vain de penser à des moments heureux, sur la suggestion de K6, notamment l’époque où je vivais chez mes grands parents, au bord de la mer, à Saint-Malo. Ils me manquent tous les deux beaucoup et eux aussi méritaient de vivre l’épilogue de leur vie d’une bien meilleure manière après qu’un conseil de famille auquel je n’étais pas convié décida de les séparer… Et de les mettre chacun dans une maison de retraite, si possible bien éloignés l’un de l’autre après la chute dont avait été victime mon grand père. Ma grand-mère était tellement malheureuse sans mon grand père qu’elle se laissa mourir de chagrin, ravagée en quelques mois par Alzheimer. Nous étions tellement bien tous les trois ensemble : ma grand-mère préparait chaque midi de quoi nourrir un régiment avec des produits de la mer, ou galettes de blé noir bretonnes ou encore des gaufres et des crêpes. Un vrai régal. Je prenais ensuite le bus de 13h20 qui m’amenait à Saint-Malo pour y passer mes journées. Un peu plus tard, je trouvais un boulot de barman (avec voiture de service peinte aux couleurs de l’attraction locale : un bateau capable de rouler sur le sable pour rejoindre la marée descendante et qui servait à bord des repas de fruits de mer). Moi je restais à la Gare Maritime pour servir les cars de sexagénaires (ou plus…) d’un apéro de midi dont le succès se partageait entre le pastis et le kir. Mais le plus important pour moi était d’avoir cette voiture de service qui me permettait de me rendre à Saint Malo librement tous les soirs sans avoir à attendre le lendemain matin le premier bus pour rentrer me coucher. J’ai même été docker à cette époque là, à décharger des chalutiers remplis ras la cale de plusieurs tonnes de poisson. Une grue prenait les poissons à bord, dans des bacs, et venait les déposer sur le quai. Là, nous attrapions les bacs –avec des pointes de boucher- pour les traîner jusqu’au tri où un nombre impressionnant de femmes étaient à l’ouvrage. Ca durait jusqu’à 5h ou 6h du mat et nous rentrions souvent trempés par la pluie, voire une ou deux fois une tempête et même prendre deux ou trois douches au retour ne me satisfaisaient pas : je sentais toujours aussi fort le poisson.

03h29. Là c’est Noa qui vient se faire une petite place au chaud dans mes pensées nocturnes. J’ai tellement hâte qu’elle soit là ! Plus que neuf jours à attendre et j’angoisse que ca se passe mal. La CAF ne m’a versé que 300 euros ce mois-ci (je touchais 560 euros d’AAH) à cause d’un trop perçu de 800 euros. Ayant déclaré en 2007, 4000 euros de revenus sur l’année (soit moins de 400 euros par mois de ressources d’indemnisation de sécurité sociale), la CAF estime que j’ai trop gagné ma vie [sic] et donc réajustent plus de deux ans plus tard le versement des cotisations Adulte Handicapé. Au lieu de prendre ma situation actuelle en compte, ils prennent une période de deux annèes antérieures pour calculer ce qu’ils me doivent. Le souci c’est qu’en 2007 j’ai été hospitalisé toute l’année et donc que la CPAM me versait des indemnités journalières.

Furieux j’ai envoyé un courrier demandant une remise gracieuse et un nouvel examen approfondi de ma situation. Je ne peux clairement pas vivre avec 300 euros par mois sachant que le seuil de pauvreté en France se situe en deçà de 800 euros. Et pour en remettre une couche, j’ai 300 euros de gaz et d’électricité à payer !!! Il va falloir que ce problème soit vite réglé : je veux accueillir Noa dans d’excellentes conditions pour elle et je n’ai surtout pas envie qu’ils me coupent l’eau chaude quand ma princesse sera là. D’où gros stress en ce moment car je n’arrête pas de penser qu’à cela.

Sinon, je pense à vous toutes et tous et bien sûr à Hugo qui va passer son 3e été d’affilée sans voir son père. Sa mère a bien cadenassé les vacances pour que je ne puisse le prendre ni en juillet, ni en août. Inutile donc que je me présente dans l’Oise ou à l’Ile de Batz ou à Granville, elle ne me le donnera pas quand bien même j’amènerais l’ordonnance de jugement en première instance qui établit que j’ai le droit de prendre Hugo avec moi la moitié des deux mois que durent les vacances scolaires.

04h15. Je tente un dernier essai sous la couette. Si ca ne fonctionne pas, je me ferais une partie du Seigneur des Anneaux Online…Mais pour le sommeil, ça sent le sapin !

BA à Tours le 12 juillet

•04/07/2009 • Laisser un commentaire

Grande nouvelle : Beat Assaillant passe dans la région de Tours (au château de Candé à Monts exactement) le 12 juillet. Attention, ça envoie fort, ca groove et ça s’écoute à donf ! Si quelqu’un veut y aller, je l’accompagne avec plaisir ! Le prochain album sort en septembre 2009 et le teaser est disponible ici ! Ca sonne un peu moins jazzy ce nouvel opus mais ca ponce aussi !